Benedict Hughes, la
quarantaine, professeur de latin médiéval à Genève, découvre une lettre cachée
dans la reliure d’un vieux livre qu’il vient d’acquérir. Après avoir décrypté
la lettre, il ne comprend pas de quoi et de qui il s’agit. Son enquête l’amène
à découvrir un fait de la Renaissance vénitienne : des assassinats et
l’incendie de la Scuola Grande del San S … connue pour ses tendances coperniciennes ;
c’est Le Carnaval noir. La secte de l’époque, ennemie des découvertes
scientifiques, semble reprendre vigueur avec des fidèles fanatisés contre le
laxisme du pape actuel. Une intrigue dans une atmosphère tantôt historique et
tantôt actuelle. C’est surtout l’écriture d’Arditi qui m’a porté tout le long
de ce récit ainsi que la personnalité de ses personnages. J’ai beaucoup aimé.
EN ROUGE et NOIR ! "Il y a une foule de livres qu'il faut avoir lus, que je n'ai pas lus, estimant sans doute qu'ils avaient été assez lus sans qu'ils aient besoin que je les lise; pendant ce temps-là, je lisais d'autres livres." (François CARADEC) Et puis, il y a tous ceux que je voudrais lire... Léo http://leoalu. blogspot.com est toujours consultable.
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mercredi 12 septembre 2018
mardi 10 janvier 2017
L’enfant qui mesurait le monde, Metin ARDITI, Grasset, 2016, 294 p.
Le
petit Yannis a 11 ans et est autiste. Il mesure les choses : les clients
du bistrot, ceux qui sont en terrasse et ceux à l’intérieur ; l’ordre de
rentrée des bateaux de pêche et le poids des poissons attrapés. Il compare les
chiffres de la veille avec ceux d’aujourd’hui et des autres jours : il
calcule l’ordre du monde. Maraki, sa mère, est séparée de son mari et l’élève
seule. Eliot, un architecte retraité venu sur l’île pour l’enterrement de sa fille
morte dans un accident stupide, va y rester pour continuer les recherches que
sa fille a entreprises. Attendri par Yannis, il propose à Maraki de s’en
occuper quand elle part chaque jour à la pêche à la palancre. Dans cette petite
île de la mer Egée touchée par la crise, Arditi nous offre un récit émouvant
plein de tendresse et d’amitié. Très très beau roman qui fait réfléchir sur les
priorités et le sens de la vie. Un de ces livres qui vous font du bien. Bonheur ! Le "kallos" (beau) et "l'agathos" (bien) réunis !
samedi 26 octobre 2013
La confrérie des moines volants, Metin Arditi, Grasset, 2013, 346 p.
1ère
partie : 1937, Russie, l’ermite Nikodime Kirilenko du monastère de
Saint-Eustache est rejoint par 11 autres moines qui ont échappé aux massacres des
religieux. Les 12 forment alors « La confrérie des moines volants »
qui fait vœu de voler les œuvres et objets d’art des églises et monastères
abandonnés pour les sauver de la destruction.
2ème
partie : 2000, Mathias Marceau, photographe parisien, découvre dans un
secrétaire dont il a hérité de son père, un curieux carnet, celui de Nikodime.
Il va tout faire pour retrouver les œuvres cachées par Nikodime. Si la 1ère
partie m’a semblé longue et trop religieuse, j’ai trouvé la seconde palpitante.
Très agréable à lire !
lundi 17 septembre 2012
Prince d’orchestre, Metin ARDITI, Actes Sud, 2012, 373 p.
Tragédie
En
2011, j’avais vraiment beaucoup aimé « Le Turquetto », mais là, avec
« Prince d’orchestre », c’est véritablement un coup de cœur !
Comment ne pas vibrer, frissonner, tressaillir… à la lecture de ce roman qui
relate le destin tragique d’Alexis Kandilis, chef d’orchestre de renommée
internationale, adulé de tous … et puis un « couac » à la 661ème
mesure de la 9ème, et du pinacle, le génie tombe dans l’abîme. Le
roman d’Arditi est réglé comme du papier à musique, orchestré de main de
maître, à la baguette, au tempo respecté et sans fausse note. « Le maestro n’était pas fait pour la musique,
c’est la musique qui était faite pour lui. » Septième ciel, extase et
nirvana.
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