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mercredi 12 septembre 2018

Carnaval noir, Metin ARDITI, Grasset, 2018, 400 p.


Benedict Hughes, la quarantaine, professeur de latin médiéval à Genève, découvre une lettre cachée dans la reliure d’un vieux livre qu’il vient d’acquérir. Après avoir décrypté la lettre, il ne comprend pas de quoi et de qui il s’agit. Son enquête l’amène à découvrir un fait de la Renaissance vénitienne : des assassinats et l’incendie de la Scuola Grande del San S … connue pour ses tendances coperniciennes ; c’est Le Carnaval noir. La secte de l’époque, ennemie des découvertes scientifiques, semble reprendre vigueur avec des fidèles fanatisés contre le laxisme du pape actuel. Une intrigue dans une atmosphère tantôt historique et tantôt actuelle. C’est surtout l’écriture d’Arditi qui m’a porté tout le long de ce récit ainsi que la personnalité de ses personnages. J’ai beaucoup aimé.

mardi 10 janvier 2017

L’enfant qui mesurait le monde, Metin ARDITI, Grasset, 2016, 294 p.



Le petit Yannis a 11 ans et est autiste. Il mesure les choses : les clients du bistrot, ceux qui sont en terrasse et ceux à l’intérieur ; l’ordre de rentrée des bateaux de pêche et le poids des poissons attrapés. Il compare les chiffres de la veille avec ceux d’aujourd’hui et des autres jours : il calcule l’ordre du monde. Maraki, sa mère, est séparée de son mari et l’élève seule. Eliot, un architecte retraité venu sur l’île pour l’enterrement de sa fille morte dans un accident stupide, va y rester pour continuer les recherches que sa fille a entreprises. Attendri par Yannis, il propose à Maraki de s’en occuper quand elle part chaque jour à la pêche à la palancre. Dans cette petite île de la mer Egée touchée par la crise, Arditi nous offre un récit émouvant plein de tendresse et d’amitié. Très très beau roman qui fait réfléchir sur les priorités et le sens de la vie. Un de ces livres qui vous font du bien. Bonheur ! Le "kallos" (beau) et "l'agathos" (bien) réunis !

samedi 26 octobre 2013

La confrérie des moines volants, Metin Arditi, Grasset, 2013, 346 p.



                 
1ère partie : 1937, Russie, l’ermite Nikodime Kirilenko du monastère de Saint-Eustache est rejoint par 11 autres moines qui ont échappé aux massacres des religieux. Les 12 forment alors « La confrérie des moines volants » qui fait vœu de voler les œuvres et objets d’art des églises et monastères abandonnés pour les sauver de la destruction.
2ème partie : 2000, Mathias Marceau, photographe parisien, découvre dans un secrétaire dont il a hérité de son père, un curieux carnet, celui de Nikodime. Il va tout faire pour retrouver les œuvres cachées par Nikodime. Si la 1ère partie m’a semblé longue et trop religieuse, j’ai trouvé la seconde palpitante. Très agréable à lire !

lundi 17 septembre 2012

Prince d’orchestre, Metin ARDITI, Actes Sud, 2012, 373 p.



                       Tragédie

En 2011, j’avais vraiment beaucoup aimé « Le Turquetto », mais là, avec « Prince d’orchestre », c’est véritablement un coup de cœur ! Comment ne pas vibrer, frissonner, tressaillir… à la lecture de ce roman qui relate le destin tragique d’Alexis Kandilis, chef d’orchestre de renommée internationale, adulé de tous … et puis un « couac » à la 661ème mesure de la 9ème, et du pinacle, le génie tombe dans l’abîme. Le roman d’Arditi est réglé comme du papier à musique, orchestré de main de maître, à la baguette, au tempo respecté et sans fausse note. « Le maestro n’était pas fait pour la musique, c’est la musique qui était faite pour lui. » Septième ciel, extase et nirvana.