lundi 11 septembre 2017

Profil perdu, Hugues PAGAN, Rivages, 2017, 409 p.


Enfin, un bon (vieux) roman policier noir (ou polar, si vous voulez) qui se déroule en 1979 et donc pas d’ordinateur mais une machine à écrire (c’est quoi diraient mes petits enfants ?) ; pas de GSM mais un storno (émetteur/récepteur portable), pas de scène de crime à sécuriser, ni gants latex, ni chaussons mais quand même une police scientifique, un légiste, des policiers, des dealers, des petites frappes, du trafic de tout genre, une guéguerre des polices, un homme de pouvoir, ex-avocat  qui a la mainmise sur la ville, un policier, personnage principal, et son adjoint Catala, tous deux assez respectueux non pas de la hiérarchie mais des inculpés, une relation sentimentale, une très bonne intrigue, une écriture agréable… bref, un très bon polar français. Agréablement surpris et donc un bon moment de lecture… !

samedi 2 septembre 2017

Farallon Islands, Abby GENI, Actes Sud, 2017, 381 p.



Miranda, la narratrice, est photographe de paysages extrêmes : elle ne pouvait pas mieux choisir que Farallon Islands pour un séjour d’un an. C’est un archipel sauvage et inhospitalier au large de San Francisco ; petite planète minérale et habitée seulement par une petite communauté de six biologistes obsessionnels taiseux à la limite de l’autisme : 4 hommes, 2 femmes et un poulpe. On y vit dans la promiscuité, sans aucune intimité, au rythme des saisons et surtout des migrations : albatros, macareux, baleines, requins, phoques, éléphants de mer… Un décor inamical à la roche friable où un faux pas peut être fatal ; un huis clos que tout peut venir perturber jusqu’au … drame ! Un roman psychologique et une expérience de survie ; une intrigue surprenante et originale qui se termine par un épilogue magistral. Une lecture très agréable et enrichissante.

lundi 28 août 2017

Disparition, L.C. TAYLOR, Marabout Thriller, 2016/2017, 392 p.



Claire, la narratrice principale, attend toujours avec angoisse le retour de son fils Billy disparu depuis six mois. Elle espère toujours le retrouver tout comme Mark, son mari, Jake, leur fils aîné et sa compagne Kira. Mais il y a le sentiment de culpabilité de chacun des membres de la famille, les non-dits, les mensonges, les regrets, les ressentiments et puis… la vérité qui se dessine parce qu’il y a forcément quelqu’un qui sait. Pas un thriller, mais un roman noir à la psychologie toute féminine. Lecture agréable.