Après avoir lu « Viscères », le dernier
roman de Mo Hayder, je me devais de lire « Birdman », le premier
thriller de l’auteure qui m’avait échappé et qui était salué à l’époque par la
critique. On y fait la connaissance de l’inspecteur Jack Cafferty, confronté à
la découverte macabre de cinq cadavres de femmes mutilées : toutes les
cinq sont des prostituées. Partagé entre le déroulement de l’enquête et ses
problèmes personnels, Jack se donnera corps et âme pour mettre un terme à la
série de ces meurtres sadiques et arrêter le ou les auteurs. Thriller très bien
construit, chapitres courts, atmosphère trash et morbide à la Mo Hayder. Jamais
déçu !
EN ROUGE et NOIR ! "Il y a une foule de livres qu'il faut avoir lus, que je n'ai pas lus, estimant sans doute qu'ils avaient été assez lus sans qu'ils aient besoin que je les lise; pendant ce temps-là, je lisais d'autres livres." (François CARADEC) Et puis, il y a tous ceux que je voudrais lire... Léo http://leoalu. blogspot.com est toujours consultable.
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lundi 31 août 2015
mercredi 29 juillet 2015
Viscères, Mo HAYDER, Presses de la Cité, Sang d’encre, 2015, 441 p.
Il y a 15 ans, deux amoureux ont été retrouvés
éviscérés dans une grotte à proximité de la propriété de la famille
Anchor-Ferrers. Le meurtrier a avoué et est incarcéré, mais l’histoire se
répète et deux individus pénètrent dans la demeure familiale : cela
deviendra vite un huis clos terrifiant et mystérieux. Quels sont les mobiles ?
On va de découverte en découverte et le suspens monte de plus en plus. Le
commissaire Cafferty, soupçonneux, suivra l’affaire de loin puis de plus en
plus près. Un très bon thriller un peu gore, à la chute surprenante. Un très
bon Hayder !
mercredi 15 janvier 2014
Fétiches, Mo HAYDER , Presses de la Cité, Sang d’encre, 2013, 422 p.
Un
huis clos en asile psychiatrique hanté par « la Maude » avec malaises,
agitation, mort et automutilations. Le retour de Jack Caffery qui ne parvient
pas à boucler l’affaire Mysty parce qu’on n’a toujours pas retrouvé le corps.
Flea Marley qui vit avec ses démons et qui joue au chat et à la souris avec
Jack. Bref, un thriller lent qu’on s’empresse de terminer. Ce n’est pas le
meilleur d’Hayder, loin de « Tokyo » et de « Proies », mais
néanmoins agréable à lire.
mardi 8 novembre 2011
HAYDER, Mo, Les lames, Presses de la Cité, 2011
Polar/Thriller
Ca commence comme un polar : la découverte du corps assassiné d’une jeune ado bien sous tous rapports. Banal sans doute mais l’histoire est alambiquée et Mo Hayder sait tisser sa toile. Entre les relations entre deux sœurs qui ne se sont plus vues depuis longtemps s’imbriquent un pornographe, un dealer, un garde-chasse… et surtout des ados et leurs valeurs. A travers les rebondissements et les chapitres courts, Hayder manipule le lecteur tout au long de ce récit jusqu’à la dernière page avec une fin inattendue. Petit conseil : ne jamais se fier aux apparences ! La dernière ligne ? « On ne peut pas passer sa vie à s’inquiéter pour ses enfants ! » Même si « Les lames » (pensez tarot) ne vaut pas « Tokyo », c’est du bon Hayder et on n’est pas déçu. Lire aussi « Skin », « Rituel » et « Proies » !
mercredi 21 septembre 2011
HAYDER, Mo, Tokyo, Pocket, 2005
(Thriller)
Si j’ai beaucoup apprécié « Skin », « Rituel » et surtout « Proies » (le dernier) (voir http://leoalu.blogspot.com), j’ai voulu lire un des précédents que j’avais en réserve et bien m’en a pris parce que j’ai été scié ! C’est l’Histoire dans les histoires ! Il y a d’abord le vieux Shi Changming, Chinois, professeur de sociologie à Tokyo en 1990 et qui a vécu le massacre de Nankin en1937 durant la guerre sino-japonaise. Et puis, il y a Grey, jeune étudiante anglaise, venue à Tokyo pour étayer ses recherches sur Nankin. Grey sollicite l’aide du professeur qui posséderait un film sur les atrocités de Nankin. Les deux personnages vont passer un deal : Grey devra trouver le secret de l’élixir de jouvence du vieux yakusa Fuyuki pour avoir le film. Hayder construit son suspens comme un opéra : lento, andante, allegro, presto pour terminer par un « forte prestisssimo» qui fait accélérer le pouls du lecteur au risque de le faire suffoquer. Et même si quelques touches subtiles et discrètes permettent d’entrevoir la suite des événements et de comprendre progressivement la psychologie des personnages, l’alternance entre 1937 et 1990 donne un rythme certain à cette œuvre à la chute géniale. Une maestria !
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