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dimanche 1 mai 2016

Zen, Maxence FERMINE, Michel Lafon, 2015, 143 p.



« Chaque jour à l’aube, Maître Kuro pratique l’art subtil de calligraphie. Pendant de longues heures, dans un recueillement proche de la plénitude, il reste agenouillé devant un rouleau de papier de riz et le recouvre d’encre noire. Peu lui importent le vaste monde et ce qui le régit depuis des siècles. Il vit concentré sur son labeur et sur la direction, la finesse du trait qu’il dessine à main levée. Avec verticalité, harmonie, simplicité et élégance. Ainsi va la vie, tranquille et apaisante, de Maître Kuro. » Jusqu’au jour où…
Ce roman court est un diamant pur qui vous fait du bien : simple, apaisant, reposant, lénifiant et qui vous berce grâce à son écriture harmonieuse pleine de poésie, d’images et de métaphores. 143 petites pages de pur bonheur, de quoi retrouver la paix intérieure. Sublime !

mercredi 18 février 2015

Le palais des ombres, Maxence FERMINE, Michel Lafon, 2014, 363 p.



Paris, années 60. Nathan Thanner, trentenaire, marionnettiste, apprend qu’il hérite du « Palais des ombres » de son père Hugo qu’il n’a plus vu depuis 28 ans. Cet héritage comporte deux clauses dont celle de retrouver le dernier manuscrit de son père dans la vieille demeure diabolique chargée de mystères et de fantômes. Après « Neige » et « L’apiculteur » que mon fils m’avait fait découvrir, après « Les noces de sel » que j’avais beaucoup aimé, ce dernier roman de Fermine empreint de fantastique, un peu à la Ruiz Zafón, dans un style très agréable et une écriture soignée m’a procuré un excellent moment de lecture ! Encore une fois, bonheur !

dimanche 22 juillet 2012

Noces de sel, Maxence FERMINE, Albin Michel , 2012, 119 p.


             Roman

A l’époque, j’avais été subjugué par « L’apiculteur », puis par « Neige », deux romans courts de Fermine que mon fils m’avait fait découvrir. Il est de ces romans qui laissent des traces, des stigmates agréables. Vous devez ouvrir ce petit écrin qu’est la couverture de « Noces de sel » et découvrir le petit bijou qui s’y cache : c’est une petite ode pleine de tendresse et aux senteurs salines de Camargue. « Dans toute la ville voguait un étrange parfum où se mêlaient le sel et les entêtantes fragrances des fleurs, bouquet opiacé et enivrant dont les effluves seraient, des heures plus tard, absorbés par le buvard de la nuit. » (p. 57) « Treize jours de fête s’annonçaient. Une bacchanale infernale, une orgie dionysiaque, un feu de la Saint-Jean en octobre. Le temps de prendre le taureau par les cornes et de se sentir un dieu parmi les hommes. » (p. 77). Le livre, une fois refermé, on a envie de l’ouvrir à nouveau et de le relire pour revivre ce petit moment de bonheur… divin !