mercredi 2 septembre 2015

Le vieux qui déjeunait tout seul, Léa WIAZEMSKY, Michel Lafon, 2015, 172 p.



Ce roman n’est que du bonheur ! Rien que du bonheur ! « Tous les lundis, je l’attends. Comme tous les lundis à midi trente précise, il pousse la porte du restaurant pour s’installer à sa place habituelle. » « Je », c’est Clara, la serveuse du resto de Georges. « Il », c’est Henri alias Clément, un vieux monsieur qui apprécie les poireaux vinaigrette et le bœuf carottes. Entre les deux, il y a une amitié qui se noue, une complicité qui se crée. Elle sera la petite fille qu’il aurait aimé avoir et il sera le grand-père qu’elle n’a pas connu. Emotions, sentiments, tendresse et fraîcheur. Un gros coup de cœur et une larme à l’œil.

lundi 31 août 2015

Birdman, Mo HAYDER, Presses de la Cité, 2000, 502p. (Pocket)



Après avoir lu « Viscères », le dernier roman de Mo Hayder, je me devais de lire « Birdman », le premier thriller de l’auteure qui m’avait échappé et qui était salué à l’époque par la critique. On y fait la connaissance de l’inspecteur Jack Cafferty, confronté à la découverte macabre de cinq cadavres de femmes mutilées : toutes les cinq sont des prostituées. Partagé entre le déroulement de l’enquête et ses problèmes personnels, Jack se donnera corps et âme pour mettre un terme à la série de ces meurtres sadiques et arrêter le ou les auteurs. Thriller très bien construit, chapitres courts, atmosphère trash et morbide à la Mo Hayder. Jamais déçu !

mardi 25 août 2015

L’innocence des bourreaux, Barbara ABEL, Belfond, 2015, 315p.



Après « Derrière la haine » et « Après la fin » qui était la suite du premier, ce 3ème roman/thriller de la belge Barbara Abel débute par un braquage d’une supérette qui tourne au cauchemar. Scénario bien construit mais qui met mal à l’aise dans un suspens indéniable mais dérangeant.

samedi 15 août 2015

Daisy Sisters, Henning MANKELL, Seuil, 2015, 502p.



Paru en suédois en 1982, “Daisy Sisters” est le premier roman de Mankell mais le dernier à être édité en français ! Nous sommes en Suède, de 1941 à 1981 ; le récit brosse le destin d’Elna, d’Eivor sa fille et de ces générations de femmes : ados, mères, épouses, ouvrières, grand-mères… C’est un regard sur l’évolution de la condition des femmes de l’après-guerre suédois tout empreint de féminité et de féminisme. Il ya chez Mankell des réflexions profondes sur la société et les réalités de la vie : « … un rappel angoissant de la nature éphémère de l’existence » ; « on ne peut pas remonter le temps et espérer retrouver ce qu’on a perdu » ; « tu n’es pas habillée comme la personne que tu es mais comme celle que tu penses devoir être » (…) C’est un roman émouvant, attachant et prenant dans lequel on retire des leçons de vie pleines de profondeur.

lundi 10 août 2015

La fille du train, Paula HAWKINS, Sonatine, 2015, 380p.



Thriller psychologique (très féminin) qui met en scène le destin de trois femmes : Rachel, la fille du train, alcoolique ; Anna, la nouvelle épouse de son ex mari et Mégane, la femme de son voisin. Il est question d’alcoolisme, de trous noirs, de paranoïa, de manipulations, de mensonges, de machos... C’est très énervant, perturbant, stressant, déstabilisant, palpitant… même si le suspens hitchcockien ne démarre vraiment que vers la page 90. Impossible alors de quitter le roman qui continue à vous poursuivre une fois fermé. Une intrigue très bien construite et des personnages extrêmement bien décrits.