Yasuko
Hanaoka, divorcée, vit avec sa fille Misato dans l’appartement voisin de
Ishigami, professeur de mathématiques dans un lycée privé. Yasuko travaille
chez un traiteur fréquenté par son
voisin Ishigami. L’ex-mari de Yasuko l’a retrouvée et commence à la harceler,
elle et sa fille. Ishigami va aider sa voisine à s’en débarrasser ! Tout
comme dans « Un café maison »,
l’auteur compose un roman policier traditionnel avec sa touche nippone qui
fonctionne avec une logique implacable. Un bon moment à passer !
EN ROUGE et NOIR ! "Il y a une foule de livres qu'il faut avoir lus, que je n'ai pas lus, estimant sans doute qu'ils avaient été assez lus sans qu'ils aient besoin que je les lise; pendant ce temps-là, je lisais d'autres livres." (François CARADEC) Et puis, il y a tous ceux que je voudrais lire... Léo http://leoalu. blogspot.com est toujours consultable.
jeudi 26 décembre 2013
mardi 17 décembre 2013
Puzzle, Frank THILLIEZ, Thriller, 2013, 430 p.
Thriller
« psychotique ».
Ilan
et Chloé se lancent à corps perdus dans le jeu « Paranoïa », espèce
de course au trésor pour 8 initiés. Règle n°1 : « Quoi qu’il arrive, rien de ce vous allez
vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. » Règle n°2 : « L’un d’entre vous va mourir. » Mais
est-ce un jeu ? Dans ce récit puzzle dans lequel les pièces s’encastrent
progressivement les unes aux autres et où, tout comme le personnage principal d’ailleurs,
le lecteur ne peut situer la frontière entre la réalité et la fiction, ni
distinguer la vérité du mensonge, le vrai du faux. Ce thriller labyrinthique nous
plonge dans la psychose et la névrose : un véritable délire à lire digne
de Thilliez. Passionnant !
Mais
avez-vous lu « Shutter Island » de Dennis Lehane ? (La question
n’est pas innocente !)
jeudi 12 décembre 2013
Silo, Hugh HOWEY, Actes Sud/noirs, 2013, 588 p.
SF.
Dans
un futur postapocalyptique, les humains sont cantonnés dans des silos souterrains
de 3 x 48 étages, tels des cocons organisés, protecteurs et administrés par un
maire, un shérif, ses adjoints et le Dit, centre de décisions. Dehors, c’est le
monde hostile dont on ne réchappe pas. La crainte des dirigeants : les
insurrections. Celle des « habitants » : être condamné au rôle
de nettoyeur extérieur qui signifie la mort à brève échéance. S’il est facile
de descendre les étages par l’escalier central, la remontée est nettement plus
lente et ardue. Howey nous plonge dans le monde de la SF avec ce roman
intéressant mais pas toujours vraiment palpitant, ni original : une fiction
finalement proche de la réalité avec des « bons et des méchants ».
Silo est le 1er tome d’une trilogie. Voir la suite !
samedi 30 novembre 2013
Persona, Les visages de Victoria Bergman 1, Erik AXL SUND, Actes Sud/noirs, 2013, 475 p.
Polar
psy suédois.
Sofia
Zetterlund est psychothérapeute spécialisée dans les cas de patients atteints de
personnalités multiples. Jeanette Kihlberb est l’inspecteur chargée des
enquêtes concernant la découverte de corps d’ados mutilés, drogués, momifiés. « Persona », le premier tome de la
trilogie « Les visages de Victoria
Bergman », nous plonge dans les tréfonds du psychisme humain au moyen
d’un chassé-croisé spatio-temporel où il est question de dédoublement de la
personnalité, de pédopornographie, de trauma de l’enfance, d’enfants soldats
victimes et bourreaux, de problèmes de couples… C’est un récit rageur, dur,
violent parfois et haletant, au suspens progressif… qui rend le lecteur impatient
de lire le deuxième tome (février 2014 ?) On l’attend !!! parce qu’on
veut savoir !
samedi 23 novembre 2013
L’invention de nos vies, Karine TUIL, Grasset, 2013, 493 p.
Roman psycho-sociologique.
« On peut mentir
une fois à tout le monde, on peut mentir tout le temps à une personne, mais on
ne peut pas mentir tout le temps à tout le monde. »
(Lincoln). Samir Tahar, musulman, devenu avocat brillant, battant, homme du monde
et qui se donne toutes les qualités pour réaliser ses ambitions n’hésite pas à
renier ses origines et à s’inventer une vie de juif séfarade pour épouser la
fille d’une des plus grosses fortunes juives américaines . Mais c’est sans
compter sur Nina, un ancien amour de jeunesse qui a épousé Samuel, le vrai juif,
espèce de loser écrivain et sur un demi-frère devenu terroriste. L’auteure
signe ici un roman socio-psychologique dans un style sec, nerveux, rageur,
abusant de slashs…Ce récit m’est apparu comme celui du « trop » :
trop psychologique, trop sociologique, trop réaliste, trop vrai, trop dur, trop
violent (« Sale pute » d’Orelsan),
trop noir, trop obsessionnel avec trop de sujets de société abordés, bref, dérangeant
et quelque part malsain qui décrit une vie que je connais pas ni ne veux
connaître et donc lu en diagonale après 300 pages.
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