jeudi 7 décembre 2017

Les sables de l’Amargosa, Claire VAYE WATKINS, Albin Michel, 2017, 402 p.



Californie, Central Valley et désert de l’Amargosa : paysages tout à fait stériles. Luz Dunn (Baby Dunn), ex-mannequin de 25 ans et Ray, ancien déserteur, survivent dans une villa abandonnée au bord du désert. Un jour, ils font la rencontre d’une très jeune fillette au regard gris- bleu qui vit dans l’espèce de secte nomade du Taré. Luz et Ray l’arrachent en quelque sorte à la secte et l’adoptent. Ils décident de fuir mais c’est sans compter avec une mer de dunes qui s’enfle toujours et qui submerge tout sur son passage : pas une goutte de pluie, un vent sec qui pousse toujours le sable et la « baleine blanche » luisante et brûlante avance encore et encore sans que rien ne puisse l’arrêter… Tantôt récit et tantôt espèce de reportage, c’est un roman prémonitoire, écologiste, climatique. Au bout de cette traversée du désert, on a la gorge sèche ! Original et intéressant !

lundi 4 décembre 2017

Tenebra Roma, Donato CARRISI, Calmann Levy noir, 2017, 300 p.



Black out de 24h00 à Rome livrée au monde des ténèbres, mise à feu et à sang et où les eaux du Tibre s’en mêlent. On retrouve Marcus, le dernier de l’ordre des pénitents et Sandra, la photographe policière de scènes de morts (voir précédents). Marcus est chargé par un cardinal de retrouver Tobia Frai, un jeune garçon disparu, sans doute kidnappé. Et c’est parti pour une enquête où les événements amèneront les deux héros dans des « aventures » dangereuses où ils frôleront la mort dans une Rome noire, dans les égouts ou dans les bureaux vaticans de certains cardinaux. Encore une fois, cela se passe à Rome et c’est un très bon moment à passer ; toujours avec Carrisi !

Comme des rats morts, Benedek TOTTH, Actes Sud/Noirs, 2017, 255 p.


Des mecs, des meufs de banlieue comme il y en a partout même si ici on est en Hongrie ; des ados qui tournent, qui zonent, qui glandent, qui font des virées… parce qu’il n’y a rien qu’un peu de drogue, un trip, une pipe ça et là, des films pornos… Ils forment la génération issue d’une démission parentale ; ils sont livrés à eux-mêmes, sans modèle(s) sauf ceux qu’ils fréquentent. Ceux-là ne vont pas construire un monde meilleur ; eux à qui ni la société ni les politiques n’ont rien à offrir et n’ont rien à faire. Vous avez compris : ce premier roman hongrois de Totth est un univers noir, trash ! Vous êtes averti(s) et vous lirez si vous pouvez !