lundi 4 décembre 2017

Tenebra Roma, Donato CARRISI, Calmann Levy noir, 2017, 300 p.



Black out de 24h00 à Rome livrée au monde des ténèbres, mise à feu et à sang et où les eaux du Tibre s’en mêlent. On retrouve Marcus, le dernier de l’ordre des pénitents et Sandra, la photographe policière de scènes de morts (voir précédents). Marcus est chargé par un cardinal de retrouver Tobia Frai, un jeune garçon disparu, sans doute kidnappé. Et c’est parti pour une enquête où les événements amèneront les deux héros dans des « aventures » dangereuses où ils frôleront la mort dans une Rome noire, dans les égouts ou dans les bureaux vaticans de certains cardinaux. Encore une fois, cela se passe à Rome et c’est un très bon moment à passer ; toujours avec Carrisi !

Comme des rats morts, Benedek TOTTH, Actes Sud/Noirs, 2017, 255 p.


Des mecs, des meufs de banlieue comme il y en a partout même si ici on est en Hongrie ; des ados qui tournent, qui zonent, qui glandent, qui font des virées… parce qu’il n’y a rien qu’un peu de drogue, un trip, une pipe ça et là, des films pornos… Ils forment la génération issue d’une démission parentale ; ils sont livrés à eux-mêmes, sans modèle(s) sauf ceux qu’ils fréquentent. Ceux-là ne vont pas construire un monde meilleur ; eux à qui ni la société ni les politiques n’ont rien à offrir et n’ont rien à faire. Vous avez compris : ce premier roman hongrois de Totth est un univers noir, trash ! Vous êtes averti(s) et vous lirez si vous pouvez !

Une fuite en Egypte, Philippe de JONCKHEERE, Inculte, 2017, 198 p.



Récit intimiste, introspection, rétrospection, identification ; il pense ce que les autres pensent ou peuvent penser ou auraient pu penser et il dit ce qu’il pense ; un presque quadra qui a perdu sa femme dans un accident de voiture ; ils ont deux enfants, enfin il a deux enfants : Zoé et Emile ; une amie maîtresse ; « je lui ai dit par exemple, c’est un exemple… » de récit dont l’écriture est ainsi faite de points-virgules sans point ni majuscule, ni tiret, et de phrases apocopées ; un discours indirect mais en quelque sorte direct pour un lecteur plutôt que pour une lectrice, c’est rare ; parce que c’est un mâle, avec des sentiments, des ressentiments et des émotions virils ; ah oui, j’ai dit intimiste, parfois trop, parfois gênant ; à découvrir !