jeudi 10 août 2017

Roma, Mirko ZILAHI, Presses de la Cité, 2017, 427 p.



Depuis 5 mois, le commissaire Enrico Mancini est dépressif suite au décès de son épouse morte d’un cancer. Seule, l’enquête sur la disparition du chirurgien oncologue Carnevali qui a soigné son épouse le motive encore un peu. Le Préfet de police le charge de l’enquête sur la découverte d’un cadavre d’une femme affreusement mutilée et qui présage le serial killer. Mancini est un profiler formé à la Quantico et il est le seul à pouvoir gérer cette enquête délicate mais il refuse, n’ayant plus la tête aux assassinats. Le préfet l’oblige et c’est du bout des lèvres qu’il accepte. Un excellent thriller italien pas dans la Rome antique mais dans la Rome industrielle et abandonnée, sous un ciel gris et pluvieux. Un premier roman très abouti dans lequel même l’assassin devient presque émouvant ! J’ai beaucoup aimé.

L’ascension du Mont Blanc, Ludovic ESCANDE, Allary Editions, 2017, 131 p.



Fin octobre, lors d’un dîner avec Sylvain Tesson, un ami écrivain, l’éditeur Ludovic (Escande) lui avoue ses difficultés de couple et son « indifférence aux choses qui est l’opium de ses journées ». Il a envie de changer d’air et d’en trouver un « plus haut ». Sylvain lui annonce alors qu’il lui fera faire, à la fin du printemps, l’ascension du Mont Blanc. Surprise d’abord parce qu’il n’a jamais fait d’alpinisme et qu’il souffre d’un vertige fou et ensuite gageure. Vient alors le récit de son ascension. Récit d’aventures, d’amitiés, de fraternité, de courage pour oser affronter ses peurs. Agréable !

mercredi 9 août 2017

L’ordre du jour, Eric VUILLARD, Actes Sud, 2017, 150 p.



Offert par un ami, le dernier Vuillard m’a à nouveau enchanté même si le sujet avait trait à la guerre. Comme pour « La tristesse de la terre » et surtout « 14 juillet », le style est parfait, le phrasé agréable et le lexique recherché. Le narrateur est une espèce de témoin oculaire, invisible, détaché, mais qui connaît la suite des événements. Le 23 février 1933, vingt-quatre responsables du haut clergé industriel et bancaire de l’Allemagne sont invités à se retrouver au palais du président de l’Assemblée du Reichstag, Herman Goering, pour une courte allocution du Chancelier Hitler. Krupp, Siemens, Opel, BASF, Bayer, Agfa, Allianz, IG Farben… tous diront OUI ! A savourer !