dimanche 29 juin 2014

La femme sans tête, Viviane MOORE , 10/18, 2014, 296 p.



Paris 1581, quelques années après la Saint-Barthélemy, des cadavres de prostituées inquiètent le guet et la police. Jean de Moncel, commissaire au Chatelet, enquête et parvient à découvrir les « parties fines » organisées pour les grands et les nobles. D’un autre côté, il y a Théophraste Le Noir, médecin et alchimiste, et sa fille Sybille qu’il séquestre avec son gré pour la protéger et l’instruire de ses travaux. Mais, derrière tout cela, il y a la haine et la vengeance des uns et des autres. C’est un roman historique à la Barde Caduçon , agréable et distrayant.

vendredi 27 juin 2014

Le garçon en pyjama rayé, John BOYNE , Gallimard Jeunesse, Folio Junior, 2007, 203 p.



Il me semble impensable de vous dévoiler cette « fable » tellement réaliste et émouvante racontée par Boyne à travers les yeux de Bruno, enfant de 9 ans qui explore un monde qu’il ne peut pas découvrir ni comprendre mais que le lecteur adulte connaît malheureusement. C’est un sujet délicat raconté avec pudeur et tout en finesse ; c’est superbement construit. Pour ados et adultes. Remarquable ! A lire absolument !

mercredi 25 juin 2014

Le justicier d’Athènes, Petros MARKARIS , Policiers Seuil, 2014, 328 p.



Dans ce deuxième volet de « La trilogie de la crise », le commissaire Kostas Charitos enquête sur le cadavre d’un chirurgien renommé, mort d’une piqûre de cigüe et retrouvé dans un cimetière antique. Un PN, percepteur national anonyme et autoproclamé revendique le meurtre pour impôts non payés. On découvre alors un deuxième cadavre mort dans les mêmes circonstances et les caisses du fisc se renflouent tout à coup. D’autres riches fraudeurs sont menacés et passent à la caisse. Tandis que le gouvernement s’affole, le PN devient un héros pour le peuple. Markaris dépeint sans concession la Grèce de 2011 en pleine crise économique, la condition des travailleurs, les grèves, les manifestations, les magouilles politiques, la corruption, la fraude fiscale, les suicides par dépit… « L’Etat grec est la seule mafia au monde qui ait réussi à faire faillite ». Agréable et instructif !

mardi 24 juin 2014

Dragon bleu, tigre blanc, QIU XIAOLONG, Liana Levi, 2014, 290 p.



Plaisir de retrouver l’inspecteur Chen Cao de la police de Shangai, mais celui-ci est démis de ses fonctions pour une prétendue promotion : directeur de la commission des réformes juridiques. Cela ne l’empêche pas d’enquêter pour savoir qui veut se « payer » sa tête. L’incorruptible Chen dérange certains politiques et hommes d’affaires véreux. Il devra louvoyer entre ambition des uns et corruption des autres. Plus qu’une enquête, c’est le tableau d’une certaine société : celle des Gros Sous, et du quotidien de la Chine actuelle. Encore une fois, ce fut un réel plaisir de lire Qiu Xiaolong !

mercredi 18 juin 2014

Catharsis, Erik AXL SUND, Actes Sud/Noirs, 2014, 438 p.



Enfin le 3ème volet des « Visages de Victoria Bergman, » ! J’avais gardé mes notes de lecture des deux premiers et bien m’en a prit car il faut se rappeler tous les personnages, ceux qui sont morts, ceux qui ne le sont pas encore, les enquêtes en cours menées par Jeanette Kihlberg et la reconstruction mentale de Sofia Zetterlund alias Victoria Bergman. La page des éditeurs parle d’une écriture térébrante (sensation d’un clou enfoncé dans la chair) et je suis tout à fait d’accord. Pas le temps de s’ennuyer ! Surprenant !

mercredi 11 juin 2014

L’exception, Audur Ava ÓLAFSDÓTTIR, Zulma, 2014, 338 p.



Maria, la narratrice, vit avec son époux Flóki et leur jumeaux, mais après 11 ans de mariage, Flóki décide de quitter le domicile conjugal en faisant son « coming out ». Il est gay et décide de vivre avec son collègue et ami. C’est alors tout un questionnement pour Maria qui n’avait rien décelé chez son mari. Elle sera aidée par Perla, la locataire du dessous, psychologue, romancière, naine et nègre littéraire. Et puis, Maria rencontre son père biologique…
C’est un récit plein d’émotions, de réflexions et de sentiments très féminins mais j’ai beaucoup apprécié le style naturel et coulant et la profondeur des propos, tout comme pour les deux précédents : « Rosa candida » et « L’embellie ».